• chapitre 30 : le cri du cœur

    Chapitre 30 : le cri du cœur

     

    « Entends-tu les battements de mon cœur? Écoute-les, mon âme t'appartient, ne l'oublie jamais : ensemble pour toujours », chantait ce soir-là le doux rossignol.

     

    Sœur Maria partit avec les enfants dans la forêt. Elle ne savait pas comment trouver un raton laveur femelle ni comment faire en sorte que cette dernière accepte de l'aider dans sa mission.

     

     

    Millicent retrouva grâce à l'aide de son amant la trace de Sarah Legrand et Antonia Ardlays, bien sûr elle n'allait pas aider son futur ex-mari Richard surnommé Richard Cœur de pierre en référence au roi Richard Cœur de lion.

     

     

    Sœur Maria s'écria à la vue des animaux de la forêt qui étaient venus la saluer chaleureusement.

    Même une belette argentée, animal réputé craintif, était venue.

     

    Les orphelins étaient surpris de voir Sœur Maria si peu à l'aise, elle essayait tant bien que mal d'éviter d'entrer en contact avec eux.

    Elle fut surprise de voir apparaître sur son pied gauche une souris qui lui parlait.

     

    -Ah! Dit-elle tout en évitant de crier, Pierre! en s'adressant à un de ses jeunes pensionnaires, voudrais-tu m'enlever cette chose de mon pied? Mais, c'est un rat!

     

    -AHHHHH NON! Si j'avais su que c'était si périlleux, je serais restée loin de la forêt.

     

    Mais une biche s'avança et lui dit,

     

    -On a besoin de votre aide.

     

    -Depuis quand les animaux parlent-ils?

     

    Les orphelins furent surpris et l'un deux glissa sur son camarade.

     

    -Elle abuse de la liqueur de framboise cette nuit, elle croit que les animaux parlent.

     

    -C'est vrai qu'elle est toute chose aujourd'hui, lui répondit son camarade.

     

    L’un des pensionnaires du foyer Pony lui demanda,

     

    -Sœur Maria, vous allez bien?

     

    -Attention, Jules, il y a une mouffette derrière toi, Seigneur, aidez-nous, elle va nous asperger si elle se sent en danger! J'ai toujours eu en horreur ces animaux-là! Mon oncle Ronald après une partie de chasse s'était fait asperger par une mouffette et l'odeur est tenace même après quatre bains de jus de tomate. L’odeur est partie le jour où il a décidé de ne plus jamais tuer un animal.

     

    La belette argentée lui répondit,

     

    -Il ne faut pas avoir peur de nous, on veut que vous nous aidiez, on va tous mourir si la magie disparaît.

     

    -Comment tous les animaux de la forêt vous mourrez si je ne les aide pas, répéta la soeur.

     

    -Son cas est plus désespéré que j'avais cru.

     

    -Ne t'inquiète pas trop, elle est occupée avec les animaux. On va pouvoir se goinfrer de pain d'épices, nous autre, dit un autre enfant.

     

    -Mais, ce n’est pas juste, lui répondit une petite fille, les animaux vont mourir et je ne veux pas que le petit Panpan, mon lapin meurt.

     

    -Mais Lili, il ne va pas mourir, ton lapin. Il est où ton animal?

     

    -J'ai dû le relâcher dans la forêt avant que mon oncle ait voulu le cuisiner. Panpan où es-tu mon ami?

     

    -C'est de l'humour qu'il te faisait! Ton lapin est trop petit pour être mangé.

     

    -Non, Bernard, tu es stupide, tu ne comprends pas. Mon oncle a voulu l'enfermer et le gaver pour le manger.

     

    -Ça ne m'étonne pas de toi, t'es une végétarienne.

     

    Sur ces mots, Panpan réapparut accompagné de son fidèle ami Bambi, un jeune cerf.

    Il était accompagné de Fleur, un jeune mouflon.

     

    -Mon ami, tu m'as manqué.

     

    Et Panpan tapa du pied et apparut alors une femelle raton laveur qui se prénommait Capucine.

     

    -Ce ne sont pas ceux que vous cherchez, madame, lui répondit Panpan.

     

    -Oui, c'est bien cela.

     

    -Attention, madame, n'écrasez pas cette fleur de trèfle, les fleurs c'est ce qu'il y a de meilleur, le reste c'est mauvais.

     

    -Panpan! Le houspilla sa mère, qu'est-ce que je t'ai dit?

     

    -Tout se mange dans les trèfles pas ce que j'aime sinon je ne deviendrais pas un grand garçon.

     

    -C'est bien.

     

    -Oui madame, il faut être juste et sévère avec les enfants sinon il vous dominent.

     

    -Voilà que la Sœur parle avec un lapin, ce soir, je te dis, Paul, je vais lui supprimer ses bouteilles de liqueur de framboise, elle en a trop abusé.

     

    -Oui, trop abusé de la bouteille, ça se voit.

     

    -C'est inquiétant.

     

    Sœur Maria prit conscience que sa peur des animaux était ridicule. Un ours arriva lui donner un saumon sauvage qu'il venait de pêcher.

     

     

    Lakewood...

     

    Vincent Brown accompagné de Georges et Cookie arrivèrent devant la fameuse Taverne du Requin Étoilé, repère des pirates.

     

    Cookie tremblait comme une feuille de devoir demander de l'aide au Capitaine Crochet. Cela lui était une chose insurmontable, c'était trop pour son esprit, il haïssait les pirates depuis qu'un des leurs avait provoqué accidentellement la mort de son frère aîné.

     

     

    La grand-tante Elroy fit appeler en toute urgence le conseil des anciens mages, elle devait contre-carrer les projets de MacGregor.

    Elle savait que le conseil des anciens mages était plutôt favorable au clan Ardlays.

     

     

    New World...

     

    Terry courait aussi vite qu'il pouvait, cela ne l'empêchait pas de culpabiliser de laisse son père agonisant sur le sol. Il décida de faire marche arrière et de lui porter secours car jamais il ne pourrait se regarder dans un miroir s'il ne le faisait pas.

    Il faisait marche arrière quand Terry aperçut un nuage bleu autour d’Antonia. Aveuglé par la lumière, il ne put voir son père qui lui cria,

     

    -T'aurais pas dû revenir, fils.

     

    -Si, père, dit Terry en s'agenouillant. Il porta sur son dos son père et il fuyait aussi vite qu'il pouvait les châteaux.

     

    Antonia était toujours retenue contre son gré dans le cercle dont elle ne pouvait pour le moment s'échapper.

     

     

    Anthony, inquiet, demanda,

     

    -Candy, tu vas bien? Il ne t'a rien fait de mal le cousin? Sinon il aura affaire à moi, t’inquiète pas, je vais t'emmener en lieu sûr une fois qu'on aura retrouvé mon oncle, tout ira bien.

     

    Et vous pourrez vous marier comme c'est convenu.

    Candy réagissait, pourquoi son cœur lui faisait mal? Elle doutait d'elle-même, elle jalousait un peu Flanny d'avoir passé tant de temps avec lui, ce sentiment nouveau en elle la gênait, elle ne savait quoi faire.

    Flanny était promise à Terry.

    Candy se demanda qui aimait-elle vraiment? Lequel? Le blond ou le brun?

    Flanny avait elle aussi les mêmes doutes, son cœur pourtant affaibli ne l'empêchait de souffrir d'un manque, elle avait hâte d'abord de retrouver son fils Oliver, puis de revoir Terry et Albert avec qui elle se sentait liée.

     

    Flanny avait été attirée par Stuart à cause du souvenir qu'un jour un jeune garçon habillé en marin lui avait laissé, c'était le premier à lui demander ce qu'elle ressentait, sans le reconnaître elle l'avait sauvé une nuit et allait être fiancée et se voir mariée avec lui. Flanny gardait dans son cœur le jour de sa première rencontre avec Terry, le jour où, enfant, il disait adieu à sa mère, son destin fut changé, il était devenu lunatique et solitaire. La rencontre avec Flanny l'avait changé mais sa rencontre avec Albert lui avait ouvert les yeux.

     

    Candy pensa à sa rencontre avec le prince, c'était le jour où elle perdit la trace de sa sœur de cœur Annie, il l'avait réconfortée et elle portait dans son cœur les marques de son affection.

    De même que pour Flanny, sa rencontre avec Terry l'avait changée.

    Les deux jeunes femmes devraient à l’avenir n'avoir plus peur de leurs sentiments et affronter avec courage leurs destinées.

     

     

    Archibald, agacé devant le côte bordélique de son frère, lui cria,

     

    -Si c'est comme ça que tu ranges tes affaires, moi j'ai une affaire urgente à régler.

     

    -Quoi donc, mon frère?

     

    -Tu vas voir de quel bois je me chauffe!

     

    -Mais, mon frère, où vas-tu?

     

    -Au shooting photos d’Annie, elle fait des photos pour une marque de maillot de bain avec un espèce de Ken blondinet suédois.

     

    -Ne me dis pas que t'es jaloux?

     

    -Jaloux, moi? Jamais de la vie, tu hallucines, mon frère, il va falloir te laver les oreilles.

     

    -Pourquoi?

     

    -Moi, jaloux d'un mannequin ! Je bien plus charmismatique !

     

    Et Patty arriva.

     

    -Annie a de la chance de se faire prendre en photos avec ce mannequin suédois, j’aimerais bien être à sa place.

     

    -Il est tout petit.

     

    -Non, qu'est-ce que tu racontes, Archi? Il mesure 1,93 m et a été champion de lancer de javelot et  de décathlon. Regarde sa photo.

     

    -N'importe quoi! Je suis plus bel homme, désolé Patty, j'ai des affaires urgentes à régler, ma puce attends-moi.

     

    -Et Candy, que devient-elle? J'espère qu'elle va bien, Archi, reste, j'ai besoin de ton aide, lui cria son frère.

     

    -Candy qui? Lui répondit son frère, moi je dois délivrer Annie d'un terrible dragon suédois.

     

    Son frère Archibald partit dans sa chambre se changer en toute urgence.

     

    -Comment ça, il existe des dragons suédois depuis quand? Alistair questionna Patty.

     

    -Décidément, mon frère, jamais je le comprendrai, il est trop imprévisible pour moi. Aucune idée. Patty, viens.

     

    Alistair se sentait bien avec Patty et il lui avoua timidement.

     

    -Je t'aime, Patty.

     

    La jeune femme se mit à rougir.

     

    -Moi aussi, Alistair, je t'aime de tout mon cœur.

     

    Et Alistair arriva et mit sous leur tête un brin de gui.

     

    -Alistair, que fais-tu?

     

    -Rien, Patty, et il l'embrassa timidement.

     

    Il lui avoua.

     

    -J'aimerais que nous puissions vivre tous deux à Lakewood. Voudrais-tu y vivre avec moi pour fonder notre futur foyer?

     

    -Oui, n'importe où tu iras, j'irai vivre. Je t'aime, Alistair.

     

    Archibald avait revêtu son sublime imperméable qui lui donnait une allure de détective privé comme dans les vieux films.

     

    Il avait mis un borsalino avec des plumes d'autruche et des lunettes de soleil ainsi il espérait passer inaperçu.

     

    Son frère le vit ainsi sorti.

     

    -Où vas-tu, mon frère, ainsi vêtu?

     

    -Comment ça tu m'as reconnu? Je suis incognito, mon frère, je ne suis plus ton frère.

     

    -Il est tombé sur la tête!

     

    -T'inquiète, j'ai l'habitude, il va piquer sa crise de diva et je t'informe Patty, Archibald a été élu le prince le mieux habillé de Lakewood.

     

    -Ah bon.

     

    -T'inquiète, c'est lui qui rédige les articles, je le soupçonne de tricher un peu, il a un fort ego mais il est gentil.

     

    -J'espère qu'il retrouvera Annie et j'aimerais voir sa tête quand elle va le voir débarquer ainsi vêtu!

     

    -Moi de même! Viens, Patty, que je te parle de mon royaume.

     

    -Mais, Alistair, on n'a pas le temps! La malédiction nous tuera avant.

     

    -Si, on a le temps pour ça, ne t'inquiète pas, je sais ce que je dois faire.

     

    -Comment cela?

     

    -C'est dans mon cœur.

     

    -Oh Alistair, t'es si gentil, j'ai toujours rêvé d'être contre un homme comme toi.

     

    -Patty, c'est trop d'honneur pour moi.

     

    -Si, tu es délicat, gentil, attentionné, calme, doux, prévenant... Si j'avais eu le physique de Candy, tu serais tombé amoureux de moi, mais je suis quelconque.

     

    -Non, Patty, dit-il en l'enlaçant tendrement, tu n'es pas quelconque, tu es importante à mon cœur. J’ai aimé Candy comme un rêve d'enfant, je sais qu'elle ne m'aimera pas comme elle pourrait le faire avec Albert et même Terry.

     

    -Mais tu l'aimes tant!

     

    -Je l'aimais, Patty, mais c'est toi que j'ai choisi non par obligation mais par désir de fonder une vie heureuse et stable.

     

    -Oh, Alistair!

     

    -Patty Jane Stuart O’Connell, veux-tu devenir mon épouse, de moi Alistair Simon Johan Peter Henri Cornwell 3ème du nom?

     

    -Oui, Alistair, mais quel prénom à rallonge que tu possèdes!

     

    Sur ces mots, elle l'embrassa avec passion moins retenue.

     

    -Oui, Patty, tu n'as pas vu ceux de mon frère il en a pour 2 pages.

     

    -Tant que ça?

     

    -Oui, hélas.

     

     

    Archibald, caché derrière ses lunettes noires et un journal tenu à l'envers, entra relativement discrètement dans le studio photo où Annie se faisait photographier en compagnie de ce fameux mannequin SUÉDOIS.

     

    -Monsieur Cornwell, lui dit l'assistance photographe voyant Archibald caché derrière le ficus qui essayait d'espionner discrètement Annie.

     

    -Rien madame, je ne suis pas Archibald Cornwell, qui est-ce? Demanda-t-il en élevant la voix.

     

    Annie entendit les éclats d’Archibald et revêtit un peignoir et le trouva cache derrière le ficus.

     

    -Que fais-tu Archibald, t'as pas cherché où se trouve Candy et comploté pour qu'elle ne soit plus en contact avec cet anglais?

     

    -Mais, ma puce, je suis là pour toi, Candy est à l'abri, je le sais et me sent mieux, mais c'est pour toi que je m'inquiète.

     

    -Pourquoi donc? Demanda Annie, surprise.

     

    -C'est parce que... Je ressens pour toi un attachement.

     

    -Comment ça?

     

    -J'ai eu mal ici, dit-il en lui montrant l'endroit où se situait son cœur, en te découvrant dans les bras de ce suédois grotesque.

     

    -Mais Archi, tu es jaloux!

     

    -Moi, jaloux d'un nain de jardin? Jamais de la vie.

     

    Annie rit aux déclarations de son amoureux.

     

    -Qu'est-ce qu'il y a de si drôle, Annie?

     

    -Je te signale, Archi, que le nain de jardin comme tu le nommes est deux têtes plus grand que toi.

     

    -C'est que tu portes des talons, il a l'air plus grand.

     

    -Archi, je ne te savais pas jaloux.

     

    -Mais l'idée que tu passes tant de temps avec lui m'est insupportable. Je t’AIME, ANNIE!

     

    -RÉPÈTE UN PEU CE QUE TU VIENS DE DIRE!

     

    -Je t'aime, Annie, depuis toujours! Je sais maintenant que tu es celle qui m'est destinée, au début j'avais cru avoir des sentiments pour Candy mais j'étais aveuglé par mon amour d'enfance pour la fée bleue, elle lui ressemble beaucoup.

     

    -Mais Archie, moi aussi je t'aime depuis le premier jour où t'es entré dans ma vie, je suis désolée d'avoir empêché ta déclaration à Candy, je savais que tu l'aimais plus qu'il n'était convenable vu que c'est la future épouse de ton oncle.

     

    -Mais Annie ne t'excuse pas, tu m'as évité un déshonneur. Candy ne m'aimera jamais et je suis cramponné à cette illusion comme un enfant, c’est toi que je désire depuis toujours, veux-tu vire avec moi à Lakewood et devenir mon épouse?

     

    -Mais Archi, la malédiction...

     

    -T'inquiète Annie, je sais quoi faire, c'est dans mon cœur, j’étais trop aveugle pour ne pas avoir vu.

     

    -Non c'est moi qui est trop capricieuse, je ne te mérite pas.

     

    -On est faits pour s'entendre.

     

    Archi mit un genou à terre.

     

    -Annie Jeanne Brighton, veux-tu accepter de devenir mon épouse, de moi Archibald, je t'épargne la longue liste des autres prénoms Cornwell 3ème du nom.

     

    -OUI, Archi, je t'aime!

     

    Et elle l'embrassa sous les regards des assistants et autre personnel du studio photos et c'est sous leurs applaudissements et les félicitations du fameux mannequin suédois qu’Archibald demanda Annie en mariage.

     

    -Je te promets, Annie, que tu vivras éternellement heureuse et pour toujours avec moi, simple prince de Lakewood.

     

    -Archi...

     

    -Oui, ma puce.

     

    -Je t'aime.

     

    -Je ne pouvais plus attendre, j'aurais aimé te faire une demande plus romantique, on se serait tous les deux promenés en barque en forme de cygne et sous une arche en roses rouges avec bien sûr sur le ponton un orchestre philharmonique, j'aurais fait ma demande.

     

    -Comme c'est trop romantique, Archi, j'ai de la chance de t'avoir à mes côtés.

     

    -Non, c'est moi.

     

    -Viens, Annie, nous trouverons un moyen pour retourner à Lakewood, avec toi à mes côtés, rien n'est impossible

     

     

    Lakewood...

     

    Cookie haïssait depuis toujours les pirates, son frère aîné ayant été tué par l'un des leurs pendant le pillage de son navire, mais il savait dans quelles circonstances et ce que cela aurait changé son opinion il savait que non.

     

    Vincent, Georges et Cookie réticent entrèrent dans la fameuse caverne, Cookie ne put cacher son mépris des pirates.

     

    Le capitaine du dit navire jouait du piano, un air rythme chaloupé, et dès qu'il aperçut Vincent Brown, il s'arrêta net.

     

    -Que faites-vous là, je vous avais dit de ne plus réapparaître ici, vous êtes le mal venu.

     

    -Capitaine Crochet, tu me dois un service.

     

    -Lequel?

     

    -Tu as la mémoire courte! N'oublies-tu pas le jour où Ursula a été harponnée par mon navire? Elle est affaiblie et ne peut plus vous ennuyer dans les mers ou vous piller sans vergogne.

     

    -C'est toi le responsable.

     

    -Oui et tu te souviens quand tu étais jeune moussaillon, je t'ai sauvé la vie? Alors, Capitaine dans la marine, tu as bien changé!

     

    -Oui, les pirates ont plus de respect que ces soi-disant marins, je volais pour mon compte et non pour la famille Ardlays.

     

    -Ne dis pas de mal de cette famille!

     

    -J'avais oublié, monsieur est devenu l'un des leurs, t'ont-ils accepté, je pense vu ta tête connaître la réponse.

     

    -Tu ne sais rien.

     

    -Je sais rien que la grand-tante le crapaud sous le biais de Mr Legrand m'ont ordonné de piller les villages de pécheurs, moi, très cher ami, je vole aux riches pas aux pauvres.

     

    -Mais il était réputé d'utiliser la magie pour s'enrichir.

     

    -Qu'est-ce qu'il y a de mal à vouloir protéger ceux qu'on aime?

     

    Sur ces mots, Vincent réagissait en pensant à sa douce Rosemarie et à Mlle Jeanne, son amie de cœur.

     

    -Mais t'es tout pâle, quel service je dois te rendre pour être une bonne fois quitte avec toi?

     

    -Tu n'as pas changé, mon cher Crochet.

     

    -Je ne peux retourner le compliment, tu as sacrément pris un coup de vieux, je ne t'aurais pas reconnu,

    c'est ta voix qui m'a permis de te reconnaître.

     

    Vincent Brown faisait facilement dix ans de plus que Georges alors que ce dernier était plus jeune de cinq.

     

    -On n’est pas là pour parler de mon physique.

     

    -T'étais si bel homme plus jeune, qu'est-ce qui t'est arrivé pour être si épuisé physiquement?

     

    -Je voudrais qui tu nous emmène dans l'autre royaume.

     

    -C'est un mythe, Vincent, New Word n'existe pas e ses richesses aussi .

     

    -Si je te le prouve, tu voudras nous accompagner?

     

    -Bien sûr, mais il n’existe pas.

     

    Et Vincent lui montra une preuve qu'il ne pouvait réfuter.

     

    -Par les saints dieux de l'océan sur le trident de Poséidon! Il existe vraiment, bien sûr je t'accompagne, dit-il tout en remettant en place les moustaches avec son crochet, je veux bien t'aider.

     

    -Je hais les pirates, murmura Cookie, désolé pour toi mon frère, je déshonore ta mémoire mais mon amour se trouve dans l'autre monde et j'ai juré de te venger.

     

    -Qu'est-ce qu'il raconte le gamin? Demanda-t-il en s'adressant à cookie.

     

    -C'est qui le gamin?

     

    -Du calme, jeune morveux.

     

    C’est ainsi qu'après avoir bu leurs verres que le Capitaine Crochet accepta d'emmener Vincent, Georges et Cookie dans l'autre royaume.

     

    Le Capitaine Crochet, secondé par le moussaillon mouche, prit la mer en direction de New World, Crochet doutait un peu de le retrouver, il hissa sa voile magique qui leur permit de voyager à la vitesse de la lumière.

     

    Georges doutait du choix de Vincent.

     

    -Êtes-vous certain que c'est le meilleur choix?

     

    -Nous n'avons pas le choix! Rosemarie loin de Lakewood risque vite de dépérir! Je dois la sauver, vous m'aiderez dans ma quête?

     

    -Oui, Vincent, je serai toujours à vos côtés.

     

     

    New World...

     

    Neil attaché au radiateur se réveilla avec un épouvantable mal de tête et constata avec effroi que Candy et Flanny avaient disparu.

     

    -On les a kidnappées! Il ne se souvenait de rien seulement des propos de Candy, je vais te sauver, ma douce! Candy, je sais que tu m’aimes, j’ai mis mon plus beau peignoir pour toi, tu m'aimes, avoue-le, Candy! Mais... Ma tête! J'ai mal et comment je me détache? Je suis pris au piège! Maman, c'est horrible!

     

     

    Lakewood…

     

    Eliza arriva enfin devant le château d'Henri Ferguson dans les cuisines.

    Il y avait des bruits qui circulaient comme quoi les Legrand mère et fille étaient des sorcières.

    Un lord du comté voisin avait mis sur leur tête une forte récompense.

    Elle s'était déguise en bonne pour passer le mieux du monde inaperçu mais ses manières distinguées la trahirent assez vite, une bonne reconnut ses manières de nobles.

     

    -Depuis quand tu travail pour cette famille . Je t'connais pas toi, viens là que j'te regarde de plus près, t'es trop pâle de peau pour un domestique qui entre, toi, espèce de voleuse!

     

    -Mais, madame, j'appartiens depuis toujours à ce château! Voudriez-vous avoir le respect dû à mon rang.

     

    -Au voleur!

     

    Henri se réveilla et sortit de sa chambre en furie d'avoir était ainsi réveillé de son magnifique songe.

     

    -Qu'avez-vous, Sidonie, à crier comme une folle?

     

    -Mais, monsieur, il y a une intruse dans le château!

     

    Eliza trouva une cachette pendant que la femme avait le regard détourné sur Henri.

     

    -Qui donc?

     

    -La coquine avec des anglaises.

     

    - une coquine ça serait pas une rouquine

    -oui c'est ça m'ssieur une horrible rouquine

     

    -Eliza Legrand.

     

    -Quoi donc, monsieur, c'est une sorcière! Il faut vite ameuter le shérif de Notthingham pour qu'on la brûle vive.

     

    -Mais c'est quoi ce langage? Eliza n'est pas une sorcière, c'est une personne importante dans mon cœur.

     

    -Ne racontez pas que vous l’aimez! Je lis dans votre regard depuis tout petiot.

     

    -Mais je ne vous permets pas! J'aime Eliza d'un amour sincère mais nos familles ne voudront pas de cette union.

     

    -Ah, ça c'est bien vrai.

     

    -Vous ne me réconfortez pas.

     

    -C'est quoi ce bruit?

     

    -Rien, voudriez-vous être gentille et me chercher des guimauves?

     

    -Mais, m'sieur, c'est à trois heures de marche, il va faire bientôt nuit.

     

    -Le plus tôt vous partirez, le plus vite vous serez rentrée.

     

    -Oui.

     

    Henri avait senti le doux parfum de violette et du shampoing aux herbes d’Eliza. Il fit un clin d'œil quand la bonne était hors de vue.

     

    -Petite souris, tu peux sortir de ton trou.

     

    -Mais qui osez-vous appeler ainsi? Lui remontra Eliza.

     

    -Eliza, sors de là!

     

    -Mais...

     

    -C'est pas la peine de te cacher, viens là que je t'admire!

     

    Eliza ne voulait pas apparaître ainsi vêtue devant son bel Henri.

     

    -Mais Henri, je suis moche, je ne suis pas digne que votre regard se pose sur ma personne! Si j'avais l'une des plus belles robes du royaume, oui, mais avec cette robe de jute, vous ne pouvez pas.

     

    -C'est à moi de décider qui je peux regarder et j'ai en ce moment très envie de vous revoir.

     

    -Vous voulez me voir vêtue comme une souillon?

     

    -Oui, Eliza, pourquoi cela vous surprend-il? Je veux poser mon regard dans le vôtre et sentir de plus près de moi votre doux parfum.

     

    -Mais, Henri...

     

    Eliza sortit de sa cachette, gênée, et Henri y vit sa plus belle preuve d'amour.

     

    -Venez vite, nous devrons nous cacher, j'entends des bruits de pas.

     

    Les parents confirmèrent les propos de Sidonie la Bonne.

     

    -Mon très cher, saviez-vous que l'une des futures promises d'Henri est une sorcière?

     

    -Oui ma douce, je l'aimais pas trop avec son nez trop pointu.

     

    Eliza humilée par cette remarque voulut intervenir, mais Henri l'embrassa en la serrant dans ses bras.

     

    -Je t'aime, finit par avouer Henri.

     

    -Très cher, vous avez entendu? Il y a comme des murmures.

     

    -Hum ma douce, c'est sûrement des souris.

     

    -Des souris? J'ai horreur de cela, moi!

     

    Madame Ferguson partit se refugier dans sa chambre.

     

    Henri devait trouver une solution pour fuir sans être vu du château avec Eliza et trouver un endroit à l'abri pour pouvoir vivre heureux avec sa belle rouquine.

     

    À la tombée de la nuit Henri et Eliza quittèrent le château en direction de New World car Eliza lui avait parlé de l'autre royaume où ils pourront vivre heureux pour toujours.

     

     

     

    New World...

     

    Délivré, Albert partit à la recherche de Candy et Flanny. Il rencontra une vieille dame qui lui ouvrit un médaillon en forme de soleil.

     

    -Madame, je ne puis accepter un tel présent.

     

    -C'est pour l'élue de votre cœur.

     

    -Mais...

     

    -Brave jeune homme c'est votre destinée, il vous guidera où vous devrez aller. Écoutez votre cœur.

     

    Mais la vieille femme s'évapora comme une bulle de savons.

     

    -Mais qui est-ce, la blonde ou la brune?

     

    Non loin de là, au château des Granchester, Terry fuyait avec sur son dos son père, il s'arrêta quand Terry jugea être suffisamment loin du château. On pouvait le voir au lieu une sorte d'aurore boréale les guidait vers son entrée.

     

    -Terry, arrête, fils, tu vas te tuer à la tâche! Laisse-moi ici, c'est parfait.

     

    -Mon père, je ne vous abandonnerai pas ici seul.

     

    -Dépose-moi.

     

    Terry s'exécuta et partit chercher de quoi boire.

     

    La vieille dame réapparut.

     

    -Vous n'avez pas besoin d'aide, gentil homme?

     

    -Non, madame.

     

    -Si tu veux bien, je vous laisse mon âne.

     

    -C'est trop!

     

    -Vous en avez plus besoin que moi et tenez ceci est pour vous.

     

    -Qu'est-ce que c'est?

     

    -Deux médaillons, l'un est pour vous et l'autre pour l’élue de votre cœur.

     

    -C'est trop beau, je ne puis accepter.

     

    -Si, c'est pour vous, c'est votre destin! Accomplissez-le, n’oubliez pas.

     

    -Quoi donc?

     

    -D'écouter votre cœur! Vous avez peu de temps pour retrouver votre élue! Partez vite, elle ne va pas rester longtemps prisonnière.

     

    -De quoi parlez-vous?

     

    Sur ces mots, la vieille dame disparut comme une bulle de savon.

     

    -Mais où est-elle?

     

    Terry trouva l'âne et une charrette en bois.

     

    -Père, venez.

     

    Il aida son père à s'installer confortablement dans la charrette.

     

    -Terry, il me reste peu de temps à vivre.

     

    -Vous dites n'importe quoi.

     

    -N'oublie pas ta promesse! Avoir quitté ta mère a été ma plus grande erreur.

     

    -C'est vous qui allez le lui dire, mettez cette couverture sur vous, vous n'attraperez pas froid.

     

    -Merci, mon fils.

     

    Terry et son père prirent la route pour retrouver Flanny et Candy. Il ne savait pas qu'à deux pas de lui, Albert lui aussi était à leur recherche.

     

     


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