• chapitre 29 : trois princesses

    Chapitre 29 : trois princesses 

     

    Les trois petites princesses de Lakewood furent traitées comme des reines, c'est ainsi dans l'insouciance que grandirent Janis, Sarah et Rosemarie.

    La famille Ardlays désespérait de ne pouvoir avoir un fils, le père d’Albert consulta un mage qui grâce à sa potion magique, la reine donna naissance à un âge avancé, son dernier enfant le futur roi de Lakewood, Albert William Ardlay I ème du nom.

    Janis se passionna pour les recherches et les fouilles archéologiques, elle épouse le grand archéologue Lord Cornwell dont Alistair avait hérité le goût des inventions, Archibald lui hérita du caractère de l'oncle de son père surnommé le Coquet, un homme réputé pour sa coquetterie et qui ne supportait aucune tache sur lui, il était toujours vêtus de vêtement blanc d'un blanc immaculé.

     

    Sarah ne connut pas le même bonheur que sa sœur elle épousa par devoir M. Legrand, un homme pas trop mal, ils étaient pourtant bien assortis.

     

    Rosemarie après sa tragique séparation avec Georges s'était jurée de rester à vie célibataire. Elle rencontra Vincent Brown qui était instructeur à son club de voile, elle l'épousa sur un coup de tête au Mont Valentin après avoir fui sa destinée elle devait épouser M. Legrand le futur époux de Sarah.

     

    Les petites princesses possédaient les plus beaux jouets, habits de tout le royaume, rien n'était trop beau pour elles ni trop luxueux.

    La grand-tante Elroy à la mort de leurs parents, s'occupa d'une main de fer de leur éducation . C'est à ce moment-là que Sarah changea définitivement, elle était moins joyeuse qu'avant et commença à jalouser sa sœur cadette qui devenait de plus en plus belle, elle était comme un bouton de rose qui s'épanouissait au soleil.

    Sarah fut celle des petites princesses qui subissait le plus de pression de la part de la grand-tante, c’est la grand-tante qui se chargea de la majeure partie de son éducation.

    Sarah se devait d'avoir un comportement exemplaire, rien ne lui était passé, elle jalousait sa sœur Rosemarie qui était restée avec leur mère, la chouchoute de leurs parents.

    Janis était dans son pensionnat là où elle fit la connaissance de son futur époux, Rosemarie était trop jeune pour être séparée de sa mère qui était de santé fragile.

    Elle voulait absolument avoir un fils et buvait toutes les boissons miracles pour avoir le futur Albert, le prochain souverain de Lakewood.

     

    Retour à Lakewood...

     

    Georges, Vincent et Cookie assistèrent impuissants à la destruction de leur navire qui pouvait les ramener dans l'autre monde.

     

    -Comment on va faire pour rejoindre l'autre monde? S'exclama Cookie.

     

    -J'ai ma petite idée, mais je pense qu'il acceptera cet homme maléfique.

     

    -Essayez, Vincent, Rosemarie est encore en vie, seul vous pouvez rompre le charme du sommeil.

     

    -Vous le croyez?

     

    -Bien sûr Vincent, c'est votre femme.

     

    -Je vais contacter ce vieil ennemi, il essayait de piller un navire, où c'était moussaillon?

     

    -Comme ça, M. Brown, vous n'allez pas demander l'aide de ces hommes sans peur et sans reproche et de ces pirates, si c’est celui que je pense, dis-moi que non . Je ne pourrais pas vivre avec ça sur la conscience devoir être aidé par un pirate m'est insupportable.

     

    -Je sais très bien, c'est le seul qui a un navire suffisamment rapide et puissant pour nous ramener sains et saufs à Lakewood.

     

    -De qui donc parlez-vous ainsi? Je ne connais pas bien le monde des pirates et quel est ce navire suffisamment puissant pour nous ramener à New World?

     

    -Le Jolly Rogers.

     

    Sarah affaiblie d’avoir utilisé autant de magie, retourna à New World et mettre à l’abri dans un endroit tenu secret le corps de Rosemarie . Elle la réinstalla dans son cercueil de verre, celui qui l'avait gardée précieusement à l’abri du temps.

    -Il est fou, il aurait pu t'abîmer ma précieuse sœur, l’air est destructeur pour ta si douce peau, attends . Je vais te réparer et démêler tes cheveux avant de te remettre dans ton abri de verre.

    Je ferai bien sûr garder l'entrée de ce château par un dragon, ce sont les seuls qui sont vraiment sûrs de nos jours.

     

     

     

    Avant la rencontre qui changea le cours de son existence à l'époque où Antonia était encore une belle et douce jeune innocente qui rêvait du prince charmant, elle avait fait créer un hospice pour recueillir les animaux blessés de la forêt. Albert héritera de ce trait de caractère mais lui gardera sont âme qui ne se noircira jamais, l'astre du soleil l'avait protégé de la noirceur car il était l'élu solaire.

    Elle était si gentille et pleurait dès qu'on avait le malheur d'écraser une insignifiante fourmis ou coccinelle et dans la forêt, elle chantait toujours cette chanson qu'elle avait apprise et deviendra l'une des favorites de Blanche-Neige, un sourire en chantant. Elle aimait la chanter dans la forêt à cette époque, les animaux la suivaient sans crainte . Il n'y avait personne qui pouvait être aussi aimable et doux qu’Antonia. Rosemarie lui ressemblait beaucoup sur certains points, mêmes traits de visage, on les aurait pris pour des jumelles avec les taches de rousseur qui ressortaient quand elles étaient énervées ou gênées.

     

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    Pour s'occuper des animaux de la forêt, Antonia revêtait les habits d'une domestique, de simples habits en toile de jute. Ainsi vêtue, elle se sentait en harmonie avec la nature, c'était tout aussi confortable que cette robe avec trente couches de jupons et le corset qui l'empêchait de respirer.

    C’est pour cela qu’en la voyant pour la première fois Florian ne comprit pas qu’Antonia était issue de la famille royale, il l'avait prise pour la fille d'un riche propriétaire terrien après avoir conversé avec elle.

     

    Antonia, après la trahison de Florian, elle lui reprochait de ne lui avoir rien dit sur son identité, seulement qu'il était le fils d'un riche marchand, chose en partie vraie, les Granchester avaient fait fortune en revendant des étoffes de soie, des épices et des pierres précieuses.

     

    Antonia se découvrit avec étonnement enceinte de son soi-disant prince . Il lui avait promis de l'épouser mais il ne put le faire à cause d'une vieille et stupide loi stipulant que les MacGregor hériteraient du trône de Lakewood, chose insupportable pour les Ardlays.

     

     

     

    Albert ligoté, hurla pour qu'on vienne le délivrer, mais à bout de forces . Il s’endormit dans le lit. Il commençait à avoir faim, il rêvait en entrée de nourriture, en apéritif des toasts de foie gras et saumons fumés accompagnés de sa flûte de champagne, en entrée une assiette de fruits de mer, un pain de poisson et un verre de vin blanc, du Muscadet du trou normand pour digérer d'une succulente accompagnée des marrons grillés et sa julienne de légumes.

    En dessert, une bûche de Noël, un biscuit roulé avec une sauce caramel et un cœur de cerise griotte recouvert d'une sauce à la crème pâtissière au lait d'amandes et des macarons.

     

    -Hum, salivait Albert qui commençait à avoir très faim, il savait que le réveillon de Noël serait dans quelque temps.

     

    Il se réveilla en sursaut et versa une larme . Il se maudissait d'être ainsi attaché. Personne sauf un être aux pouvoirs surnaturels pourrait le délivrer.

     

    -Pourquoi Candy? Je t'aime tant ainsi que Flanny, je ne sais plus laquelle des deux j'aime le plus!

    Je suis si perdu, pourquoi le destin n'est pas si simple.

     

    C’est ainsi que lui apparut la fée bleue.

     

    -Charmant jeune homme, pourquoi êtes-vous si triste ?  Je suis certaine que vous êtes plus beau quand vous riez que quand vous pleurez, séchez vos larmes et faites-moi un grand sourire.

     

    Les frères Cornwell rentrèrent chez eux.

     

    -Hé, Archi, tu n'as pas remarqué les œillades que la petite fille d'Eléonore te faisait quand elle te regardait?

     

    -Comme ça, Archi, tu séduis une autre femme! Tu as intérêt à avoir une explication pour Annie ! Le sermonna Patty .

     

    -Mais, elle a 5 ans ou 6 ans! C'est une gamine, je te signale qu'elle te regarde pareil.

     

    -C'est normal pour une petite fille et vous êtes tous les deux le prototype du prince charmant, répondit Patty.

     

    -C'est vrai qu'on ressemble à des princes, surtout Archibald.

     

    -Archi toujours aussi modeste! Lui répondit son frère, trêve de plaisanteries, Patty pourrais-tu, s'il te plaît me chercher le grimoire qui se trouve dans mon atelier à l’abri?

     

    -Oui, Alistair.

     

    -Patty, aurais-tu vu Annie?

     

    -Non pas aujourd'hui, elle est en séance photo avec le nouveau mannequin suédois.

     

    -Comment ça avec cette espèce de Ken du dimanche il n'a aucune classe, il est vulgaire.

     

    -Ne serais-tu pas jaloux mon frère?

     

    -Pas du tout, il est trop vulgaire pour Annie.

     

     

    Tom trouva une job de serveur dans un grand restaurant, une autre de ramoneur, une de livreur de journaux le weekend, une d'accompagnateur de personnes à mobilité réduite et une dernière de mannequin pour la marque de vêtements pour travail d'Archibald Cornwell, il pensait qu'avec tous ces travaux, il pourrait acheter la bague de fiançailles de Sandra.

    Il était très apprécié dans ces différents emplois, n'ayant plus d'action pour stopper la malédiction, il pensa qu'il serait préférable de travailler que de se languir sur le fait qu'il pouvait acheter à l’élue de son cœur la bague de son choix, elle avait l'éclat du regard de Sandra chaque fois que Tom regardait cette bague, il voyait le regard de Sandra.

    Demain soir, il l'invitera à dîner chez lui et il lui cuisinera un bon repas.

     

    Patty avait beau fouiller dans les recoins de l'atelier d'Alistair, elle ne trouva aucune trace du grimoire. Elle retourna l'informer du problème.

     

    -Alistair, je ne le trouve pas.

     

    -Comment cela, Patty, je l'avais pourtant bien rangé.

     

    -C'est un euphémisme mon frère, il n'y a pas plus bordélique que toi.

     

    -Comment cela?

     

    -Si père l'est plus que toi, c'est ce qui exaspérer notre mère tu lui ressembles bien sur ce trait.

     

    -Archi, cesse d'acceptable ton frère et venez m’aider à le retrouver au plus vite, c'est urgent, houspilla Patty.

     

    -Oui, chef Patty! Crièrent en même temps les frères Cornwell.

     

    -Arrêtez vos gamineries et aidez-moi à retrouver le livre.

     

     

    Neil eut l'idée, avant de délivrer de s'asperger le corps d'une eau toilette qui ferait succomber Candy à son charme.

     

    -Avec ce parfum, Candy, tu ne pourras plus résister à ce corps d'Apollon.

     

    Neil hésita de longues heures à la toilette, il voulait être le plus beau devant sa belle Candy.

     

     

     

    Pendant ce temps, Eliza faisait route au château des Ferguson pour se confronter à Henri . Elle pensait qu'il avait oublié se promesse de l'attendre et de ne plus fréquenter de femmes en son absence du royaume de Lakewood pour prouver son amour pour la belle rouquine qui faisait battre son cœur. Eliza eut un coup de foudre en voyant Henri, elle descendait l'escalier en marbre et lui sourit, c'était comme si Cupidon lui avait envoyé une flèche en plein cœur, Eliza s'était noyée dans son regard noir de ce bel homme.

     

     

    Une fois Neil prêt, il entra dans la chambre où avaient été installées les prisonnières Flanny et Candy, pour son confort il avait réquisitionné une maison qui fut à son goût.

     

    Flanny fut indisposée par l'odeur.

     

    -Qu'est-ce qui ne va pas, Flanny?

     

    -Je sens une drôle d'odeur.

     

    -Candy, répondit Neil, je me suis parfumé pour te plaire, tu ne trouves pas que je sens bon? Tu es troublée par cette odeur d'homme.

     

    -Non, Neil, c'est quoi cette odeur?

     

    -Celle de l'homme.

     

    Candy riait,

     

    -C'est plutôt celle d'une mouffette, répondit Candy en ricanant.

     

    -Candy, viens par ici, je ne me sens pas bien, lui demanda Flanny.

     

    -Qu’avez-vous donc, Flanny? Neil! Aide-moi! Elle va s'étouffer.

     

    -Mais, Candy je te laisse t'occuper d'elle, ma douce colombe.

     

    Flanny chuchota à l'oreille de Candy.

     

    -Utilise tes charmes sur Neil et on pourra s'évader, ligote-le bien avec cette corde.

     

    -Tu es sûre d'avoir assez de forces pour marcher? Questionna Candy.

     

    -Oui, c'est mieux que d'être prisonnière d'une île gardée par un dragon, je dois vivre pour mon fils.

     

    -Très bien, Flanny, je ferai de mon mieux.

     

    -Neil, mon chéri, ces mots coûtaient beaucoup de les prononcer à Candy, mon amour, viens là.

     

    -Candy, si tu savais depuis quand j'attends que tu me prononces ces si doux mots!

     

    -Oui, mon homme des cavernes, elle pensa, « Ça, c'est sûr! Tu as la même odeur. »

     

    -Candy, j'ai mis ce parfum pour te séduire.

     

    Et Candy pensa,

     

    « Ça mon gars, tu te fourres le doigt dans l'œil, mais qu'est-ce que tu sens le fauve mélangé à l'odeur de mouffette, même Albert qui vécut en ermite ni Merlin n'ont senti une telle puanteur. »

     

    Flanny souffla à Candy les mots qu'elle devait dire par télépathie.

    Elle lui répondit avant de répondre à Flanny.

     

    -Non, Flanny je ne pourrais pas.

     

    -Si, Candy, il tombera dans le panneau.

     

    -Neil, s'il te plaît, déshabille-toi, je veux voir ton corps d'Apollon, « mes rêves que dois-je dire, il ne va pas gober ce que je dis, il est trop stupide. »

     

    -Oui, Candy, je ferai tout ce qui te plaît, ma douce colombe.

     

    -Tous ce que je désire.

     

    -Je ne savais pas que tu étais ce genre de femme, une vraie tigresse ma Candy, j'arrive, attends-moi.

     

    -Très bien, Candy, attendons quelques instants et attache-le avec cette corde.

     

    Flanny parla à voix basse,

     

    -Ce n’est pas sérieux de bouger dans votre état.

     

    -Mais si je n'agis pas de suite, je risque tout aussi bien de mourir avec ce sadique regard comme il te regarde Candy, il a des idées lubriques derrière la tète.

     

    -Non Flanny, tu te trompes, Neil est un prince et éduqué gentleman.

     

    -Tu te mets le doigt dans l'œil, Candy, sérieux, utilisons ça comme un avantage .

     

    Lakewood...

     

    Monsieur MacGregor faisait les cent pas dans sa chambre, au bout de quelque temps, après mûre réflexion, il fit appeler son majordome.

     

    -Monsieur m'a demandé?

     

    -Il faut que tu trouves un document fait à partir du bois de l'arbre le plus rare.

     

    -Bien, monsieur, répondit le majordome tout en rajustant son monocle.

     

    MacGregor se prépara pour sa confrontation avec la grand-tante, il voulait lui faire part de ses découvertes dans la plus grande discrétion, il pensait la respecter en agissant ainsi.

    Il prit son courage à deux mains et alla frapper à la porte des appartements privés de la grand-tante.

     

    -Entrez, parla d'une voix sèche la grand-tante.

     

    -Ellroy.

     

    -J'aimerais savoir à quoi je dois cette visite bien matinale, tu m'annonces ton départ de Lakewood? Ce n’était pas la peine de te déplacer pour me l'annoncer.

     

    -C'est pour t'informer d'un sujet grave.

     

    -MacGregor, qu’est-ce qu'il y a, pourquoi cet air sévère?

     

    -C'est au sujet de Sarah.

     

    -J'avoue m'être bien occupée de son éducation, elle était tenace enfant et grâce à moi, elle est devenue une lady et...

     

    -Non, Ellroy, vous vous êtes trompé.

     

    -Comment cela? Je me suis occupée seule d'elle pendant que ses parents voyageaient dans le royaume à la recherche d'un miracle pour avoir un enfant garçon. Je trouve l'éducation de Sarah mieux que Rosemarie, regarde elle a déshonoré la famille en épousant un moins que rien.

     

    -Ellroy, TAISEZ-VOUS! L'heure est grave, j'ai surpris des individus dans le caveau des Ardlays.

     

    -Comment ça? Pourquoi ne pas m'avoir informée plus tôt? Que s’est-il passé, MacGregor? Répondez-moi!

     

    Monsieur MacGregor ne savait comment annoncer sa découverte à la grand-tante, il se lança et avoua,

     

    -Sarah est une sorcière.

     

    -Non, tu n'es qu'un sale menteur! Je le savais que tu ferais n'importe quoi pour récupérer le trône!

    Je le savais rien qu'à voir ta manière de rôder comme un vautour, tu t'étais intéressé à moi que pour le trône.

     

    -Ellroy, ça suffit, si c'est ce que tu désires, je vais te montrer de quel bois je me chauffe!

     

    -Tu n'es qu'un arriviste, dit-elle, tout en lui jetant à la figure tous les objets qu'elle avait à sa portée de main.

     

    -Ellroy, calmez-vous! Si c'est ainsi que tu prends la chose, t'es incapable d'écouter un autre avis que le tien et regarde ta nièce Sarah, elle est à ton image, une vieille aigrie jalouse et légèrement ventripotente.

     

    -T'es qu'un vieil homme aigri! Pars sur le champ de ma propriété et ne remets plus jamais un pied ici, comment oses-tu m'annoncer que Sarah est une sorcière! J'admettrai jamais le sort qui est d'usage et jamais moi vivante je te remettrai le trône ni ferai exécuter ma nièce Sarah pour garder le trône.

     

    -Très bien, mais Ellroy, ce n’est pas la dernière fois que tu le feras, prépare-toi à ôter la prochaine rencontre qui sera tout sauf courtoise.

     

    -Jamais MacGregor j'agirai comme mes ancêtres! C'est ma fille, je l'ai pratiquement élevée comme si c'était ma fille! Hors de ma vue, Sarah est un être qui a ses défauts, mais jamais elle n'agit ainsi, tu n'es qu'un menteur.

     

    MacGregor repartit furieux du domaine des Ardlays, il rentra se ressourcer dans son domaine en se demandant pourquoi chaque fois qu'il avait une conversation avec Ellroy, ça finissait toujours par une dispute.

    Ils ne pouvaient pas se parler sans que cela ne dégénère en querelle.

    Il se souvenait de sa première rencontre à l'âge de 8 ans, il avait été conclu par un accord qui n'aboutira pas que MacGregor épouserait la grand-tante.

    Il était très en colère contre ses parents à cet âge, MacGregor détestait les filles et la grand-tante était alors âgée de 5 ans.

    Leur présentation au cours d'un bal officiel fut une véritable catastrophe, elle l’avait de suite giflé car il n'abondait pas dans son sens.

    T’as toujours eu la main lourde, Ellroy, déjà à cet âge, tu n'étais pas facile de caractère et ça n'a pas changé avec le temps.

     

     

    Flanny suggéra à Candy de parler plus sensuellement à Neil quand il entra dans la pièce.

     

    -Flanny, je ne peux pas agir ainsi! Neil n'est pas aussi stupide que ça.

     

    C’est ainsi qu'entra Neil simplement revêtu de son peignoir en léopard, il s'était gominé les cheveux.

     

    -Alors, Candy, tu veux sentir l'odeur du mâle?

     

    -Neil, mon amour, viens là, tu apportes ce que je t’ai demandé?

     

    -Qu'est-ce que tu veux, Candy, je t'ai apporté de quoi grignoter.

     

    Candy répéta ce que lui avait demandé Flanny, tu n'as qu'à imaginer que tu parles à un homme que tu aimes bien comme ton futur.

     

    -Albert, dit Candy avec une voix sensuelle remplit d'émotion.

     

    Ce qui troubla un peu Flanny.

     

    -Non, Neil, j'ai faim d'autre chose.

     

    -De quoi donc, Candy, as-tu faim?

     

    Tout avec une envie de vomir, Candy prit sur elle et prononça,

     

    -J'ai faim de toi.

     

    La pleine lune faisait que les êtres élus de lune et du soleil pouvaient communiquer par télépathie,

     

    «T’es sûre qu'il va gober ce que je dis?»

     

    Et Neil lui chuchota, ravi de voir Candy céder à son charme.

     

    -Attache-toi à un radiateur.

     

    -Candy c'était convenu ainsi.

     

    « Mais Flanny je n’ai pas envie de le toucher, moi, il me dégoûte trop. C’est pour toi, Albert que j'agis ainsi, Terry j'espère que tu te portes bien entre les mains d'Antonia, je te promets que je te délivrerai. »

     

    Neil s'exécuta et se ligota à un radiateur.

     

    -Candy, je suis prêt.

     

    « Tout va bien, Flanny » et Candy se munit d'un chandelier.

     

    -Oh, ma puce.

     

    Et ainsi Candy assomma Neil de toutes ses forces et cria,

     

    -Oh mon Dieu, je l'ai tué!

     

    -Non, dit Flanny en regardant et elle prit le pouls « rythme cardiaque « il est encore en vie, il respire. Fuyons, Candy, tu t'en es sortie comme une chef.

     

    C’est à ce moment qu'entra Anthony en criant,

     

    -Candy! J'arrive te sauver.

     

    -Anthony!

     

    Et Flanny pouffa, « Encore un autre amoureux de notre petite espiègle, elle les attire tous, ma parole! »

     

    -Anthony, c'est toi?

     

    -Oui, Candy.

     

    -As-tu retrouvé Albert?

     

    -Non, pas encore et Candy aperçut Capucin.

     

    -Capucin, tu es là, c'est bien toi mon ami? Et Candy l'embrassa.

     

    -Oh capucin, mon ami tu es là, Anthony, elle lui fit une bise.

     

    -Trêve de bavardage futile, on a une mission à accomplir, c'est notre devoir de sauver les deux royaumes. Allons mesdames, allons délivrer Albert et...

     

    -...et Terry.

     

    -Bien sûr, Candy.

     

     

    Dans le château des Granchester, Richard parla pour la première fois à cœur ouvert avec son fils Terry.

     

    -Je suis désolé, mon fils, de n'avoir pas été plus présent pour toi, si seulement j'avais su t'écouter et t'accorder plus d'attention au lieu de ruminer mon passé avec ta mère.

     

    -C'est trop tard, père, n’avez-vous pas encore honte de vous depuis que vous avez appris que Sarah est votre fille? Allez-vous agir comme avec moi?

     

    -Non, Terry, j'en fais le serment, je ferai tout ce qui est en mon possible pour vous protéger. Si je ne reviens pas en vie, donne cette bague à ta mère et cette lettre.

     

    -Non, père, je vous laisserai, c'est vous qui donnerez cette bague et lettre à mère.

     

    -J'ai agi comme mon père et son père et c'est depuis toujours que les Granchester sont maudits en amour. Je t'ai éduqué dans mon indifférence comme mon père l'était avec moi, je te demande pardon mon fils je n'ai voulu que ton bonheur.

    Et c'est pour cela que je dois agir, ce soir tu t’évaderas du château.

     

    -Pas sans vous, père.

     

    -Si, Terry, accomplis ton devoir de réunir les deux royaumes. Philibert le majordome de notre ancêtre m'a parlé de la malédiction, tu dois t'enfuir et trouver l'être qui t'est destiné.

     

    -Flanny, je te retrouverai.

     

    -Écoute-moi, mon fils.

     

    -Bien, père.

     

    -Mais tu sais que grâce au document de Charly Sanders, j'ai découvert que le père de flanny était mon frère jumeau.

     

    -Il est mort depuis quelque temps, je ne l'ai pas connu, il est mort à cause de l'alcool.

     

    -Pauvre frère que je ne connaîtrai jamais.

     

    -Je ne crois pas, père, que le père de Flanny soit votre frère jumeau, j'ai vu des photos de lui et même le visage déformé par l'alcool, je ne lui ai guère trouvé un air de famille avec vous, c’est un mensonge pour m'éloigner de ma destinée.

     

    -Je ne sais pas qui t'est destinée, Terry, mais écoute ton cœur et pas autre chose. C'est à cause de notre orgueil que nous avons été maudits. Si Florian avait refusé sa destinée, il n'y aurait eu cette malédiction, je viens de comprendre pourquoi nous avons été stupides, aveuglés par notre ambition et notre orgueil, on a été incapable de voir l'amour devant notre nez, Terry, ne fais pas les mêmes erreurs que tes ancêtres.

    Attends mon signal et cours aussi vite que tu le pourras. Si je peux te rejoindre, attends-moi une heure à la maison du garde forestier, sinon pars rejoindre les deux charmantes femmes, Flanny et Candy.

     

    -Père, vous avez enfin accepté Flanny.

     

    -Oui, mon fils, si c'est la femme qui te rendra heureux, mais si c'est Candy, je serai autant heureux car elle me fait penser à ta mère un peu.

     

    -Père.

     

    -Je t'aime, mon fils.

     

    -Prenez soin de vous.

     

    C’est ainsi qu'après avoir parlé à son fils, Richard actionna l'interrupteur caché dans la cheminée.

     

    Albert, lui, souriait à la fée bleue.

     

    -Albert, j'ai toujours veillé sur toi et ta sœur Rosemarie pendant toutes ses années . Je savais qu'il ne t'arriverait rien. Sarah ne peut pas tuer elle-même les membres de sa famille seulement leur pourrir leur vie.

     

    -Comment ça?

     

    -N'oublie pas, Albert, je suis votre marraine la bonne fée. Rosemarie se porte bien, elle va bientôt être réveillée, n'oublie pas de le dire à l'élu de son cœur de croire à leur amour.

     

    -Mais...

     

    -Je ne peux hélas te dire qui c’est, mange un peu avant de partir vers ta quête et délivre les deux royaumes . Je vais te donner ce talisman en forme de soleil pour te protéger, je ferai de même pour l'élu masculin de la lune mais n'oublie pas ton cœur pur, si ton cœur reste gentil, courageux, droit et honnête, tu délivreras le royaume.

     

    -Comment cela sans utiliser la force?

     

    -Non, Albert, la force nous mènera à notre perte. À cœur vaillant rien n'est impossible, Albert.

     

    Et la fée sortit sa baguette et détacha Albert et lui fit apparaître le festin qu'il avait rêvé et un panier pour apporter avec lui de la nourriture.

     

    -Je dois te laisser, mon enfant, à bientôt, sinon j'étais ravie d'avoir été ta marraine la bonne fée.

     

    Sur ces mots, la fée s'éclipsa comme une bulle de savon.

     

    -Mais... Ne partez pas! Qui dois-je aimer? je t'aime Candy, je t'aime Flanny, mon amnésie a réveillé en moi des sentiments pour toi, Flanny que je ne peux ignorer, Candy je t'aime depuis notre première rencontre, tu as été la première personne à me sourire et m'aimer pour moi pas parce que j'étais le futur monarque.

     

    Minuit sonna et Richard suivait à la lettre les instructions de Philibert. Il aperçut Antonia qui s'était endormie ou faisait mine de dormir. Il s'avança de la tombe de son ancêtre et prit le cœur que possédait Antonia.

     

    Richard se souvenait de l'annonce de Philibert.

     

    -Toi, descendant des Granchester, viens avec moi et retiens mes paroles, une fois minuit sonné, actionne cet interrupteur. Antonia dormira pour recharger ses pouvoirs, il y aura une pleine lune ce soir.

    Écoute-moi attentivement. Prends le cœur sur la stèle et va le remettre à son propriétaire.

    Je te dirai quelle sera sa tombe, une boule lumineuse t'apparaîtra. Agis vite, tu n'as pas de temps à perdre.

    Agis vite et avec précaution, le cœur battra entre tes mains, remets-lui son cœur.

     

    -Bien, Philibert.

     

    Richard fut surpris d'avoir à remettre le cœur dans la poitrine d'un inconnu.

     

    Ayant récupéré le cœur sans réveiller Antonia, il se dirigea vers la tombe. Richard ignorait que son fils Terry l'avait suivi et s'était muni d'un chandelier.

     

    Richard remit le cœur dans le corps de son propriétaire mais Terry essaya d'assommer Antonia qui se réveilla en sursaut.

    Elle voulut projeter Terry au loin mais fut interpellée par Richard.

     

    -Antonia, ici!

     

    Il la guida vers le marquage au sol que Philibert avait dessiné en forme d'un cercle dans lequel il y avait une étoile à six branches, mais avant qu'elle mit un pied dans le cercle.

     

    -Qu'est-ce que tu as fabriqué, Richard? Je vais tuer ton fils, je t'avais dit de rester tranquille.

     

    Sur ces mots, Antonia utilisa sa magie, elle était plus puissante grâce au pouvoir du plein. Richard courut s’interposer et il reçut à la place de Terry la décharge et reçut les flocons qui étaient destinés à son père.

     

    -Mais, espèce de folle! Tu as tué mon père!

     

    -Père, je t'aime! Finit par avoue Terry au bord des larmes .

     

    Terry prit son père dans ses bras et versa une larme qui le toucha en plein cœur.

     

    Antonia rigola et reculait pour mieux admirer la scène.

     

    Ernestine finit ses recherches et sentit que sa maîtresse Antonia était en danger, elle arriva trop tard pour l'aider.

     

    -Mais, que se passe-t-il, je ne peux plus bouger!

     

    L’homme dont Richard avait réuni le cœur s'était réveillé et Antonia était prise au piège, elle ne pouvait en sortir du moins pour un moment.

     

    -Fuyez, Terry, votre père va bien.

     

    -Qui êtes-vous?

     

    -Lâche-moi, sale traître, menteur, comment oses-tu me toucher?

     

    Richard se réveilla affaibli et cria à Terry de courir le plus vite possible.

     

    Antonia, elle, cherchait un moyen de s’évader, elle était prise au piège, un homme l’enlaçait de toutes ses forces et elle ne pouvait pas utiliser ses pouvoirs

     

    -Je vous tuerai! Lâche-moi, comment oses-tu me toucher? Je me vengerai, je suis plus forte que vous ne le serez jamais!

     


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