• chapitre 26 : Passé

    Chapitre 26 : Passé

     

     

     

     

    Antonia Ardlays s’avéra être une lointaine parente de Terry et Richard, plus précisément son arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-mère de son union avec Florian dont était né Richard Terrence Florian Granchester 1er, l’ancêtre qu'avaient en commun les Ardlays et les Granchester. C'était pour honorer sa mémoire que Richard le père de Terry fut prénommé ainsi, son père admirait le tableau  quand il apprit que son grand amour était enceinte, le bonheur fut de courte durée car celui-ci, par devoir se sépara d'elle pour épouser une femme de sang royal.

     

    Antonia ayant quitté la salle en compagnie de Terry et son père, seuls restèrent Sarah et ses enfants.

    Sandra entra dans les vestiaires où ils avaient trouvé refuge pour annoncer les dernières nouvelles.

     

     

     

    -La situation est critique, Tom! Candy est retenue en otage par d'affreux rouquins.

     

    -Les LEGRANDS! Dirent en même temps Alistair et Archibald.

     

    -C'est horrible! Pauvre Candy! Dit Alistair, je ne sais quoi faire pour la délivrer... Je ne veux pas agir dans la précipitation et risquer sa vie.

     

    -Le pire, c'est Antonia, elle a pris en otage Terry et son père.

     

    -Pouf, pas grave, il arrivera à s'en sortir... Mais qu'est-ce qu'il a encore fait cet aristo de malheur pour être dans le collimateur d'une sorcière, plus précisément Antonia?

     

    -Archi, ce n’est pas gentil, répond son frère.

     

    -C'est pas moi qui lorgne sur la future reine de Lakewood, tu devrais voir de la manière qu'il la regarde et ça m’énerve n'est pas une façon de regarder une femme qui sera bientôt mariée!

     

    -Calme-toi, Archi, lui demanda Annie je vais finir par croire que tu es amoureux de Candy, je vais finir par être jalouse, moi!

     

    -Mais Annie, d’où te vient cette idée saugrenue que j'ai des sentiments pour Candy, bien sûr que je l'aime mais comme une … REINE.

     

    Annie n’était guère convaincue par l'explication d'Archi.

     

    -C'est ça, Archi, avoue-le que tu as eu des sentiments pour Candy, questionna son frère.

     

    -Et toi t'as qu'à les avouer les tiens, messieur qui était prêt à lui inventer n'importe quel appareil pour lui revisiter de faire le ménage.

     

    -C'est pas vrai!

     

    -Et ta boite à bonheur ce n’est pas une preuve?

     

    -Ça suffit, les frères Cornwell ,  ça ne dérange pas que vous ayiez eu un faible pour Candy! Et que vous l'aimiez encors  Cria Patty, mais aujourd'hui notre devoir c'est de l'aider.

     

    -Oui m'dame, il ne faut pas l’énerver ta Patty, chuchota Archibald à son frère.

     

    -Alistair, Archibald, au travail, tu n'as pas parlé d'un vieux livre que t'aimerais me faire voir?

     

    -Comment ça, tu lui as parlé du livre, j’en ai pas parlé à Annie, moi!

     

    Annie le fusillait du regard.

     

    -Mais, ma puce, c'est pour ta sécurité, reviens! Je t'aime aussi!

     

    -Mais Albert est entre les mains d'une dénommée Sarah Legrand, finit par avouer sabra, la situation du royaume est grave.

     

    -Sarah, la tante Sarah, la sœur d'Albert, répondit Archibald inquiet, il faut faire vite et retourner dans notre appartement, mais il faut trouver une sortie loin des regards des Legrand.

     

     

    Georges et Vincent Brown étaient accompagné par Cookie. Ils commencèrent leur long voyage pour rejoindre Lakewood. Georges après avoir vu la femme s’évanouir après avoir croqué, se souvenait du jour où il avait retrouvé Rosemarie morte étendue sur le sol de la cuisine . Il y avait une pomme non loin d'elle qui était entamée, à l'époque Georges n'avait pas fait le rapprochement entre, mais au bal dès qu'il avait vu cette jeune femme évanouie après avoir mangé cette pomme enchantée .Il pensa que Rosemarie devait être empoisonnée et que seul Vincent Brown pourrait la réveiller, il pensa que lui seul, Georges, il ne pourrait pas.

     

     

    Eliza toujours dans la salle de bal trouva étrange de ne pas retrouver à la fête la présence des frères Cornwell et d’Anthony, eux aussi avaient disparu peu de temps après Candy et elle pensa qu’ils devraient être dans ce royaume.

     

    -Neil, tu ne trouves pas étrange qu’on n’ait pas retrouvé la trace de nos charmants cousins les Cornwell et Anthony?

     

    -ANTHONY! Tu ne me trouves pas belle dans ma robe? Je l'ai choisie spécialement pour toi, dit Neil tout en imitant la gestuelle de sa sœur et sa voix haut perchée qu'elle prend quand elle voit son cousin.

     

    -Neil, qui donc imites-tu comme ça? Tu es ridicule!

     

    -C'est toi, ma sœur, dès que tu vois Anthony, t'es comme une demoiselle en pâmoison devant un Apollon.

     

    -T'es jaloux mon pauvre frère aucune fille s'intéresse à toi, t’es trop insignifiant.

     

    -Et ton Henri tu ne l'oublies pas, la dernière fois que je l’ai vu il fricotait avec la bonne il avait sa tête placée entre ses …

     

    -Tais-toi, Neil, sa tête est sur son cou c'est l'effet d'optique qui t'a fait croire à ce que tu as vu, qu’est-ce que tu peux m’énerver mon frère, ce n’est pas le moment, mère est avec Albert!

     

    -Qu'est-ce qu'on va faire de ces deux vauriennes?

     

    Candy essaya de protester mais Flanny l’arrêta.

     

    -Calmez-vous Candy!

     

    -Mais, mon frère on a toujours pas retrouvé Alistair l’inventeur c'est celui dont je me méfie le plus!

     

    -Pourquoi tu te méfies plus de lui, son frère Archibald fait très mal quand il frappe.

     

    -Réfléchis, Neil! Alistair est un inventeur, Archibald il n'y a rien à craindre de lui à part ses créations de mode!

     

    -Oui, trembla Neil, Neil se souvenait d'un jour où Archi lui avait demandé de servir de mannequin pour ses créations, il avait créé un pantalon 3/4 bouffant d'une veste cintrée assortie de couleur bleu électrique, d'une chemise blanche à jabots et il avait l'air ridicule dans cet ensemble.

     

    -Neil tu m’écoutes? Cesse de rêvasser.

     

    -T'as raison Eliza mais Archi est un danger pour la mode.

     

    -Mais où sont-ils?

     

    -Ma sœur c'est le temps d’amener nos prisonnières là où tu sais.

     

    Mais Neil l’avait dissuadée en lui disant qu'il n'avait pas le temps de les rechercher et qu’ils n’étaient pas utiles pour la suite de l'histoire alors Eliza abandonna l'idée de retrouver des cousins.

     

    Sarah Legrand utilisa sa magie pour changer les habits de Candy et Flanny, ils étaient certes moins élégants, mais plus adaptés à une longue marche. Elle fit de même pour ses enfants mais eux étaient plus élégamment habillés.

     

     

    Vincent prit les commandes des navires de Cookie qui le seconda dans les taches, il fut ravi de pouvoir naviguer.

     

    Vincent s'était attaché dans ce royaume à Mlle Jeanne, il espérait que rien de grave ne lui arriverait.

    La pauvre était clouée au lit à cause d'une vilaine grippe, mais il ne s'était revenu depuis que Georges lui avait annoncé la mort de Rosemarie et son fils son Anthony Son fils dévait être en surete  avec ses cousins favoris.

     

    Georges espérait arriver à temps pour sauver Rosemarie.

     

     

    Anthony était toujours sous le choc de l'annonce de celle qu'il prit pour sa mère Antonia, « Georges est ton père ». Maman, pourquoi vous vous trouvez ici? Ça ne peut pas être toi! Perdu dans ses pensées Anthony n'aperçut par la voiture de Ken un délinquant notoire lui foncer dessus il n'eut pas le temps de l’éviter.

     

     

     

    Ce soir-là à l'hôpital de Saint Jacob...

     

    Judith écoutait les jérémiades de Nathalie qui désespérait de finir vieille fille quand sa tante

     

    -Judith, j’espère que ce soir mon prince charmant viendra et cette fois il sera à moi, vu que Flanny a piqué les deux derniers.

     

    -Comment ça, piqué les deux derniers? Je croyais que tu ne trouvais pas Terry de ton goût!

     

    -Je te parle plutôt d’Albert, avec une étincelle dans les yeux, il est si beau qu'on devrait mettre sa photo dans le dico à cote de la définition pour Apollon! Il est tellement beau, Terry n'est pas mal mais Albert lui est supérieur, c'est d'un autre niveau...

     

    -Moi je m'en fous des hommes de leur style, ils ne regarderont jamais des pauvres filles comme nous.

     

    -Judith t'es désespérante!

     

    Anthony arriva à l’urgence son état était critique.

     

    C’est ainsi que Judith et Nathalie de garde à l'hôpital le soignèrent.

     

    -Tu vois Judith? J'ai fait le vœu de rencontrer mon prince charmant.

     

    -Mais il est dans un piteux état, demande le prochain sur ses deux jambes et en parfait état de marche!

     

    -C'est pas drôle, je vais le soigner moi, viens là charmant!

     

    -C'est sûr c'est que de cette manière, il ne pourra pas s'enfuir.

     

    -Judith!

     

     

    Lakewood...

     

    Sœur Maria et Mlle Pony ressentirent un terrible frisson leur parcourir le corps.

     

    -J’espère que Candy n'est pas en danger, et qu'elle va se souvenir de son livre de contes qu'elle a lu, enfant avec Annie; le vieux grimoire que Tom a mis en sécurité sur l’île, j’espère que lui aussi se porte bien...

     

    -Sœur Maria, Candy trouvera la solution, souvenez-vous en, elle sera trouvée la solution au problème!

     

    -Mais...

     

    -N'ayez plus peur, continuez de préparer les décorations pour notre stand c'est de notre survie qu'il en découle!

     

    -Oui, pauvres orphelins, qu'allons-nous devenir sans ce toit sur notre tête?

     

    -J’espère qu'on trouvera bientôt une solution à ce problème.

     

    Depuis que la reine Sarah avait décidé d’expulser Mlle Pony et Sœur Maria, le temps leur était compté et l’hiver passé, elles devront quitter leur foyer pour un autre.

     

     

    Alistair et Archibald décidèrent d’inviter Tom chez eux car ils pourraient tranquillement convenir d'un plan et de trouver un moyen pour délivrer Candy. Ils se maudissaient de ne pas pouvoir agir.

    L’idée pour Archibald et Alistair de la savoir entre les mains des Legrand les terrifiaient connaissant leurs caractères.

     

     

    Lakewood à l’époque d'Ernestine...

     

    Ernestine Ardlays, la sœur jalouse de William André Ardlays celle qui fut brûlé vive accusée de sorcellerie...

     

    À cette époque le royaume de Lakewood n'était pas si serein. Les MacGregor complotaient pour récupérer le trône, ils cherchaient tous les moyens pour le récupérer après avoir était contraints de l’abandonner.

     

    Ernestine voulait gouverner. Elle aimait le pouvoir et avait les idées pour reformer de manière positive le royaume, mais hélas une loi millénaire fut changée, interdisant le trône aux femmes, les jugeant trop stupides et frivoles pour pouvoir gouverner convenablement un royaume.  La loi fut  modifiée  peu de temps après sa mort. Les MacGregor ayant beaucoup de femmes dans leur clan trouvèrent pas si mal l'idée qu'une femme puisse accéder au trône et avec l'aide des anciens mages que la loi fut changée mais pour qu'une femme puisse gouverner, il fallait d'abord que toutes les tribus qui gouvernaient soient d'accord et c’était pas gagné c'est pour cela que le trône revenait toujours aux hommes.

     

    Ernestine haïssait cette loi qui l'obligeait à laisser le trône à son frère cadet qui malgré être du bon sexe était incompétent pour entreprendre les réformes importantes du royaume.

    Ernestine était l'aînée de la famille Ardlays, le trône devait lui revenir de droit mais jadis des hommes mécontents de la loi permettant aux femmes d’accéder au pouvoir la changèrent pour s'assurer que seuls les hommes pourraient gouverner.

    Ernestine devenait de plus en plus jalouse et haïssait les Ardlays d'avoir voté cette loi dans le but d'éviter une guerre avec les MacGregor.

     

    Par une belle après-midi, le jour de son seizième anniversaire, Ernestine découvrit dans la pièce secrète le portrait d’Antonia et elle fut fascinée par son visage de suite, peu de temps après une boule lumineuse la guida c'est ainsi qu’elle découvrit dans la grotte interdite son modeste tombeau.

    Antonia ayant trahi les siens, elle était devenue complément incontrôlable et elle fut enterrée dans la plus grande discrétion mais pour éviter qu'on découvre qu'elle était devenue une puissante sorcière.

     

    Le page du roi informa Ernestine de sa sentence,

     

    -Le tribunal secret des anciens mages te condamne Ernestine Ardlays à être brûlée vive pour crime de haute trahison, tu risques de mettre en péril l'union entre les MacGregor et les Ardlays, c’est impossible de remettre la couronne à ces barbares de MacGregor.

     

    Le roi ne fit rien pour empêcher cette exécution et c'est le matin du  1er mai qu'elle fut brûlée vive.

     

    Ernestine connut une fin tout aussi tragique qu’Antonia, elle fut condamnée pour sorcellerie et brûlée vive à l’abri des regards comme elle leur procès étant une mascarade. Le cœur d'Ernestine fut enterré ailleurs, il était encore intact et bat toujours. Il n'y avait aucune plaque tombale indiquant qui y était enterré. Les Ardlays craignaient de rendre le trône aux MacGregors dont la réputation de barbares les précédait.

     

    Le clan MacGregor serait alors en mesure de réclamer le trône. Une loi leur permettait si une sorcière est découverte dans la famille royale au pouvoir le clan adverse reprendra le trône.

    Certains avaient pensé qu'elle avait sombré dans la folie la plus total c'est pour cela qu'elle fut vite oubliée.

     

    Le clan MacGregor et les Ardlays s’était jadis mener une guerre sans pitié durant des siècles pour savoir quel clan gagnerait le trône de Lakewood, c'était les Ardlays qui étaient sortis vainqueurs et les MacGregors ne furent pas pour autant affaiblis, ils gardèrent des sympathisants chez les vieux mages.

     

     

     

     

    New world...

     

    Stuart avait défié l'autorité de son père Lord Carrington en refusant de reprendre la garde de son fils Oliver qu'il avait abandonné, il l'avait laissé à Eleonore.

     

    Lui étant aussi un orphelin il ne se sentait pas le courage d’élever un enfant. Il quitta Flanny par peur préférant continuer sa vie de marin; il était simple moussaillon quand elle l'avait connu.

     

    Il ressemblait un peu à Terry, ses cheveux bruns longs et son regard saphir l'avait envoûtée au premier regard, il l'avait fait beaucoup souffrir en la quittant sans rien dire du jour au lendemain après avoir découvert la grossesse de Flanny il avait préféré la fuir, lui l'orphelin.

     

    Il n'avait jamais connu ses parents il fut abandonné dans un sordide orphelinat. Il avait grandi avec la haine de ses parents ; c'est adulte qu'il découvrit l’existence véritable de ses parents, qui avaient pensé l'utiliser comme un pantin de bois.

     

    Stuart se souvenait de sa première rencontre avec Flanny, c’était la première personne à vouloir l'aider à cette époque, elle était moins aigrie, son père était toujours vivant.

     

    Il venait de se faire tabasser par une bande de voyous, il avait quelques égratignures, elle l'avait soigné.

    Très vite, ils commencèrent une relation amoureuse mais dès qu 'il avait appris qu'il allait être père, il avait fui comme un lapin lui qui voulait vivre sans attaches.

     

    Il avait cette fois pour souci du bonheur de son fils en laissant habiter chez Éléonore espérant par la suite que Flanny reviendrait vivante.

     

    Oliver dans les bras d’Éléonore pleurait toutes les larmes de son corps. Par affection pour le jeune garçon, elle le laissa dormir dans la chambre de sa fille, elle y installa un lit d'appoint.

    Sarah Jane le réconforta elle voulut lui montre le vieux grimoire.

     

    -Tu vois, Oliver, ta maman est toujours vivante, elle tient dans sa main un médaillon protecteur.

     

    -Ce n'est qu'un livre pour enfant, ma mère n'a jamais possédé ce genre de bijou!

     

    -Oliver, ne perd pas la foi, il serait préférable de dormir.

     

    -Bonne nuit Oliver!

     

    -Bonne nuit Sarah Jane!

     

     

    Flanny et Candy se trouvèrent prisonnières aux mains des affreux Legrand, Neil et Eliza, pendant qu’Albert lui était sous la garde de Sarah sa sœur.

     

     

    Antonia, elle, commençait sa longue quête du tombeau du propriétaire du cœur.

     

    -Tu as cru pouvoir me trahir,  sans à avoir en subir les conséquences de tes actes, tu as bien été stupide mon cher ami.

     

    Elle se souvenait du jour où elle découvrit la vérité.

     

    Lakewood après la naissance de son enfant soi-disant mort-né, Antonia était si triste, elle ne voulait plus quitter son lit. Florian ne répondait plus à ses lettres et elle découvrit plus tard qu'il s’était enfui pour épouser dans le plus grand secret une autre femme.

     

    L’un des plus fidèles alliés de Florian était resté au château, c'était Mark Sanders.

    Il était l’ami fidèle de Florian et le neveu d'une bonne du château des Ardlays.

    Antonia surprit un jour une conservation avec Mark et son père.

    Elle découvrit la vérité et la colère la submergea, c'est ainsi qu’Antonia se décida à utiliser la magie noire la plus puissante elle passa des heures à préparer sa vengeance.

     

     

    Lakewood...

    Mlle Pony et Sœur Maria préparaient l'organisation de la dernière fête de Noël dans les locaux. Ils allaient être expulsés dans peu de temps, la trêve hivernale leur permettant d'avoir un peu de répit.

    Mlle Pony commença la confection des petit gâteaux de Noël pour les orphelins pendant que Sœur Maria confectionnait ceux pour la vente. Elle avait décidé d'ouvrir un stand dans le marché de Noël qui leur permettra de gagner de l'argent dans le but de chercher un nouveau local pour l’orphelinat.

    Malgré leur angoisse, Sœur Maria et Mlle Pony essayèrent de garder le sourire devant les enfants.

    Cet hiver fut terriblement froid et il eut pour effet une augmention d'enfants dans le foyer, Mlle Pony ne pouvant refuser l'accueil d'orphelins dans sa demeure.

     

     

     

    Château des Ardlays ...

     

    Mac Gregor avait convoqué une réunion extraordinaire du conseil des anciens . Mais en attendant il siégeait chez les Ardlays.

    Mac Gregor était toujours dans les pattes de la grande tante qui commençait à en avoir marre qu'il la suive comme un petit toutou à mémère . Il essayait de lui avouer les sentiments qu'il avait toujours à son égard et il voulait lui offrit la bague de fiançailles de sa défunte mère.

     

    -Mac Gregor, j'aimerais savoir qu'est-ce que tu fais encore à Lakewood, tu n'as pas d'autres affaires plus urgentes à régler dans ton domaine?

     

    -Si c'est comme cela que tu le prends, je suis inquiet pour l'avenir du royaume, bougonna Mac Gregor, je croyais que la ménopause allait t’adoucir un peu.

     

    -Comment oses-tu me parler ainsi espèce de vieux singe, toi tu complotes encore pour nous reprendre le trône, tous les Mac Gregor vous êtes des vautours!

     

    -C'est vous les voleurs de trône! C'est mon clan qui aurait dû gouverner et la situation serait moins insupportable qu'aujourd'hui!

     

    -Tu exagères!

     

    -Es-tu sortie une fois en dehors de l'enceinte de ta précieuse demeure et voir les conditions de vie du peuple?

     

    -Cela ne me regarde pas, je suis la doyenne de la famille, j’ai pas à entrer en contact avec la populace.

     

    Mac Gregor dépité par l'accueil glacial de la grande tante repartit dans ses appartements, elle le maudissant d'avoir encore à supporter ce maudit Mac Gregor.

     

     

    1. Legrand pendant l'absence de sa femme était devenu le roi par intérim, il était bien heureux du départ de sa femme.

     

    Le peuple de Lakewood était aux abois et bientôt le mouvement de foule se souleva mais elle fut contenue à temps par les gardes royaux fidèles à la reine Sarah Legrand, M. Legrand avait ordonné de faire taire cette rébellion, il sentit que l'expulsion des orphelins de la maison Pony risquait de lui faire du tort, c'est ainsi dans le but de garder son trône que sa femme lui avait laissé durant son absence que M. Legrand décida de faire marche arrière et de ne pas expulser les petit orphelins.

     

     

    Sarah réfléchissait à la manière de s'occuper d’Albert.

     

    -Sarah, tu es devenue folle!

     

    -Mon pauvre frère, c'est toi, pourquoi il en avait que pour Rosemarie, "Sarah pourquoi ne prends-tu pas exemple sur ta sœur? Elle vient de sauver la vie d'une belette argentée mais elle a réussi à guérir un putois d'une grippe et elle a sauvé la vie d'un rat en lui faisait du bouche à bouche..."

     

    -Sarah, je ne te savais pas si jalouse, Rosemarie t'aimait tant malgré tout.

     

    -Tais-toi et marche, on n'est encore pas arrivés.

     

    Candy et Flanny marchèrent de longues heures, les Legrand voulurent les enfermer dans un donjon sur une île gardée par un dragon qui était sous le contrôle de leur mère Sarah, cela faisait quelque jours de marche à pied.

     

     

    Les frères Cornwell arrivèrent en vie chez eux avec leurs convives la route fut longue, le plus dur était d'éviter de rencontrer les Legrand et leur sbires. Tom et Annie furent surpris de retrouver Capucin sur le paillasson, il les attendait sagement.

     

    Les fées de Tom étaient reparties ressusciter l'arbre magique du royaume de New World.

    L’une d'elles s’arrêta à l'hôpital de Saint Jacob et ressentit l'aura d'un prince de Lakewood en danger de mort.

     

    -Mes amis, je sens la présence d'un être de sang royal de Lakewood, attendez-moi je vais voir le problème et l'aider.

     

    Anthony y était amené dans un état critique.

    On l’entendit murmurer, "Candy, maman..."

    Judith et Nathalie se préparaient pour l'emmener au bloc opératoire, elle le laissèrent sans surveillance. La fée aspergea Anthony de poussière de fée et repartit aussi vite rejoindre ses camarades qui l'attendaient dehors.

     

    -Tu crois que c'était le moment pour faire ce que tu as fait?

     

    -Non, mais Anthony est si beau et ça n'apprit que 10 minutes!

     

    -Bon, ce n’est pas le moment de se disputer, allons-y.

     

     

    Une nuit, Neil se vit agressé par une bande de voyous et Candy, par bonté le secourut, elle ne supportait pas la violence.

    -Hé Jack! Dit l'un des voyous, un riche vient s'aventurer sur notre territoire. Ken sortit sa lame de cutters et reprit, je vais le planter ce petit rouquin.

     

    -Maman!

     

    -Un vrai poltron, il appelle sa maman, dit Ken, achevez-le comme une bête, il ne sert à rien.

     

    -Mais pourquoi as-tu fait ça? Tu es stupide, Candy, tu aurais dû en profiter pour t’évader.

     

    -Non, je ne laisserais pas Flanny toute seule avec toi, Neil!

     

    Le comportement de Neil changea du tout au tout . Il pensa quand sa mère empoisonnera Albert, il pourrait épouser Candy et devenir le nouveau roi de Lakewood, vu que Candy et Albert n'auront pas le temps de mettre au monde un héritier à la couronne.

     

    "Tu es un génie", pensa Neil.

     

     

    Eliza pensait à son Henri Ferguson et rêvait de le revoir mais les idées que Neil lui avait insinué dans son esprit lui revinrent dans ses rêves, elle le voyait dans les bras de la bonne du château.

     

     

    Candy veillait sur l'état de Flanny dont l’état de santé s'était détérioré depuis qu'elle avait reçu un flocon de neige.

     

    -Pourquoi vous n'avez pas fui, j'ai vu la scène et j'ai trouvé ça stupide de protéger ce Legrand!

     

    -Mais, Flanny, Eliza vous aurait tuée, pensez à votre fils Oliver .Je ne voulais pas faire de lui un orphelin comme moi, vous devez avoir une famille qui vous aime, moi j'ai personne qui tient à moi, donc ma mort n'apportera que peu de peine.

     

    -Mais qu'est-ce que vous pouvez être stupide! Pensez à Albert et Terry, ils vous aiment, eux! Et ma famille n'a rien à foutre de moi, mon père est mort depuis longtemps.

     

    Flanny se confia à Candy,

     

    -Mon père passait son temps à boire et racontait à n'importe qui dans les bars qu'il était le descendant des Uberville, une célèbre famille de nobles, il est mort d'une maladie du foie. Ma mère et sœur sont des pimbêches et mes frères sont Dieu sait où à cuver leur vin.

     

    -Flanny, je suis désolée!

     

    -Je me demande pourquoi je vous ai dit tout ça.

     

    -Mais si c'est trop vous demander, j'aimerais bien dormir, je suis morte de fatigue.

     

    Suzanna s'inquiétait du sort de Terry son grand amour . Elle se maudissait d'avoir avoué à Antonia son origine qu'il était un Granchester. Devant son miroir, Suzanna se préparait pour les répétitions de la pièce Roméo et Juliette, elle fut engagée pour remplacer la précédente actrice Karen kless toujours hospitalisée pour maladie, sa grippe ne guérissait toujours pas.

     

    -Comment aurais-je pu deviner qu'elle haïssait autant la famille de Terry. Terry je t'aime moi, pourquoi je t'ai quitté?

     

    -Suzanna! Appela Robert Hathaway le metteur en scène, Viens sur scène, j'ai besoin de toi pour répéter.

     

    Suzanna était contrariée, Charly la suivait comme un petit toutou, sa mère l'avait engagé pour contrôler les sorties et les fréquentations de sa fille.

     

    Suzanna pesta,

     

    -Qu'est-ce que tu veux, là, Charly Sanders? Tu n'as rien d'autre à faire de plus intéressant dans ta vie?

     

    -Suzanna, je ne fais que mon travail.

     

    -J'ai d'autres occupations, Robert quelle scène tu veux que je retravaille?

     

    Robert avait décidé de changer la mise en scène de Roméo et Juliette en l'adaptant à l'actualité, il voulait faire une pièce plus contemporaine.

     

    Suzanna donnait la réplique au neveu de Robert, Philippe qui lui était secrètement amoureux d'elle mais Suzanna n'avait d'yeux que pour Terry.

     

    Mais …

     

     

     

    Ayant construit leur campement de fortune, Terry toujours enchaîné à son père, il devait le supporter nuit et jour, celui-ci inquiét de l’état de sa blessure essaya de le soigner avec ce qu'il pouvait.

     

    -Terry, cesse de faire ta tête de mule, écoute-moi ta blessure est importante, je dois la guérir. Pourquoi t'es-tu autant débattu alors que tu étais enchaîné, tu aurais pu te tuer!

     

    -Père, arrêtez de faire semblant de vous inquiéter pour moi.

     

    -Mais Terry, je suis ton père.

     

    -C'est maintenant que vous vous en souvenez . Pourquoi n'avez-vous pas agi quand j'ai subi l’humiliation de votre femme?

     

    -J’étais trop lâche pour admettre mes erreurs, Terry, tu ne peux pas épouser Flanny.

     

    -Pourquoi donc?

     

    Antonia rentra dans la tente.

     

    -Vous ne dormez pas encore? Richard sais-tu où se trouvent les tombeaux de tes ancêtres?

     

    -Non et si je le savais je ne vous le dirais pas.

     

    -Richard, ce n’est pas gentil, tu veux qu'il arrive un malheur à ta petite fille? Mais je ne comprends pas pourquoi tu ne l'as pas reconnue, tu l'as bien reconnu ton fils, pourquoi pas ta fille? À moins que sa mère ne t'ait pas avoué être enceinte de toi, elle ne voulait pas que tu t'enfuis encore une fois avec son bébé. C’est de famille d'engrosser des femmes et partir avec les nouveaux-nés. Je me demande si dans la nature, on ne trouvera pas un de tes enfants, Terry.

     

    Antonia essaya de sonder l'esprit de Richard.

     

     

    Suzanna toujours dans ses pensées imaginait Terry à la place du visage de Philippe, elle aurait tant aimé que ce soit Terry mais hélas un incident perturba la répétition, Charly par courage évita le pire en se précipitant sur scène pour éviter que Suzana reçoive un projecteur qui s'était détaché.

     

    Suzanna s'écria,

     

    -Qu'est-ce que tu fais avachi sur moi, Charly Sanders? Tu crois qu'un homme comme toi puisse jouer Roméo?

     

    -Suzanna, tais-toi, tu es encore perdue dans tes pensées que tu ne t'es pas aperçue qu'un projecteur risquait de t'écraser!

     

    -Mais...

     

    Suzanna vit le projecteur écrasé sur scène,

     

    -Merci Charly de n'avoir sauvé la vie!

     

    Elle s'imaginait encrassée sous le projecteur et cette image la fit frémir de peur.

     

    -Il n'y a rien à dire, j'ai fait mon devoir, j'aurais agi de la même manière si c'était quelqu'un d'autre à ta place, Suzanna.

     

    -Mais...

     

    -Il n'y a pas de mais, j'ai aussi investi de l'argent dans cette pièce et je ne désire pas le perdre à cause d'un accident. Il ne faut pas défigurer ce magnifique visage qui va me rapporte gros!

     

    -Tu te prends pour une poule de luxe ?

     

    -Suzanna, tu es une excellente actrice et toi et moi savons que ton apparence est importante, continue de bien faire ton travail.

     

     

    Sœur Maria et Mlle Pony installèrent leur stand de Noël, leur marché était toujours maintenu en place malgré l’état du royaume. Elles savaient les finances peu reluisantes des citoyens risquaient de peu vendre. C'est après une journée  de travail qu'elles reçurent le courrier avec le seau royal les informant que l'avis d'expulsion avait été abrogé mais que le loyer augmenterait du double du prix.

     

    Ce fut un soulagement de courte durée pour Mlle Pony et Sœur Maria.

     

     

     


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